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Le Pays Dunois : Maison-Feyne

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Eglise de Maison Feyne
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L’église romane des XIè et XIIIè siècles est placée sous le vocable de Saint Jean-Baptiste.
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Maison Feyne était une possession de l’abbaye berrichonne de Déols. En vertu de la loi du 23 juillet 1793, une cloche fut prise à cette église pendant la Révolution : elle a été fondue pour la fabrique de canons.

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L’Eglise Saint Jean-Baptiste
Classée aux Monuments Historiques le 9 avril 1969.

Au carrefour de l’an Mil, le chrétienté se couvre « d’un blanc manteau d’églises ». Maison Feyne est l’un de ces nombreux fils que l’Occident a tissés.
Dépendance de l’abbaye de Déols, l’église traduit l’influence et la puissance des ordres monastiques dans cette période où réguliers1 et séculiers2 se disputent l’hégémonie spirituelle comme temporelle.
Taillée dans le granite, elle a l’aspect robuste, solide des maîtres carriers du Limousin –les premiers Maçons de la Creuse-, la sobre élégance d’un art nouveau qui ne cesse d’inventer les formes.
Elle présente une nef de quatre travées3 suivie d’une croisée4 et d’un chœur terminé par un chevet5 droit.
A l’extérieur, les murs gouttereaux6 de la nef en appareil irrégulier sur lesquels s’appuient des contreforts, présentant des fourrures de briques.
Au XIe siècle, l’entrée se faisait par le portail sud en plein cintre7 dont l’archivolte8 est composée de claveaux9 minces et encadrée d’un cordon à cavet10.
Au XIIe siècle, pour consolider l’édifice, on élève à l’intérieur du mur gouttereau, trois piliers à colonne engagée, dotés de beaux chapiteaux11 sculptés (végétaux et animaux) et deux piliers épais soutenant un arc doubleau12 entre lesquels on plaça des arcs de décharge13.
La façade Ouest fut reconstruite et aménagée d’un portail en plein cintre, à deux voussures14, garni de tores15 et colonnettes, et encadré de deux contreforts étroits. Elle présente un pignon triangulaire sur corniche, reposant sur des médaillons sculptés, et coiffée d’une croix antéfixe16.
Au XIIIe siècle, suite à l’écroulement du transept17 et de l’abside18, on remonta une coupole sur pendentifs – bel exemple de la technique d’encorbellement19- et on construisit le chœur à chevet droit, éclairé par un oculus20 quadrilobé et une baie trilobée (état actuel).
Le clocher carré à sa base, de forme polygonale est recouvert d’ardoises.
Sur l’esplanade, on remarque une croix reposant sur un socle en granite à triple emmarchement.

1- réguliers : moines et abbés
2- séculiers : évêques et prêtres
3- travées : espace compris entre deux colonnes
4- croisée : intersection entre la nef et le transept
5- chevet : extérieur de l’église, côté chœur
6- gouttereaux : murs latéraux
7- cintre : arc de cercle
8- archivolte : face verticale d’un arc mouluré
9- claveaux : pierres en forme de coin qui forment une voûte
10- cavet : moulure concave (proche d’un arc de cercle)
11- chapiteaux : sommet d’une colonne
12- doubleau : arc qui vient doubler la voûte pour la soutenir
13- arcs de décharge : arcs de consolidation
14- voussures : moulures au dessus d’une baie
15- tores : cylindres
16- croix antéfixe : en avant du toit
17- transept : partie transversale de la croix (entre la nef et le chœur)
18- abside : partie extrême du chœur
19- encorbellement : disposition des pierres en décalé
20- oculus : petite fenêtre ronde

Maison-Feyne

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